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Cours de 3ème d'histoire et de géographie Partie 1

Aller directement à l'éducation civique

Partie 1 : Guerres, totalitarisme, démocratie (1914 – 1945)*

Introduction

1) La domination européenne *

A) La suprématie européenne *

a. Une force démographique remarquable*

b. « Usine » et « banque » du monde *

c. Une domination technologique et intellectuelle *

B) Un monde marqué par la présence européenne : l’Europe impérialiste *

a. L’émigration *

b. La colonisation *

c. L’impérialisme européen *

C) L’émergence de nouvelles puissances : l’Europe concurrencée*

a. Par les Etats-Unis *

b. Par le Japon *

II) L’Europe en 1914 *

A) L’Europe de 1914, entre triomphe et inégalités *

a. L’Europe à l’apogée de sa domination *

b. De profondes inégalités *

B) L’Europe de 1914, un continent très divisé *

a. Une grande diversité politique *

b. Une grande diversité des peuples *

C) La montée des tensions *

a. L’affrontement des impérialismes *

b. La montée des nationalismes *

c. La division de l’Europe en deux alliances rigides *

 

Chap 1 : La Première Guerre mondiale (1914-1918) *

Déclarations de guerre : l’engrenage vers la guerre *

Opérations militaires. *

Règlement de paix. *

I) Le déroulement de la guerre *

A) La Grande Guerre : une guerre longue, en quatre phases *

a. 1914 : la guerre de mouvement *

b. 1915-début 1918 : la guerre de position : les tranchées *

c. 1917 : le tournant de la guerre, la mondialisation du conflit *

d. 1918 : la reprise de la guerre de mouvement *

B) La Grande Guerre : une guerre totale *

a. Au front : combattre et survivre *

b. A l’arrière : mobiliser toutes les ressources *

c. Au front et à l’arrière : mobiliser les esprits *

II) Le bilan de la Première Guerre mondiale *

A) Un désastre humain et économique *

a. Le traumatisme humain *

b. Les conséquences économiques et sociales *

B) Une vague révolutionnaire à l’est *

a. Les révolutions russes de 1917 *

b. La Russie soviétique *

C) Le règlement de la paix *

a. La conférence de Paris prépare les traités de paix *

b. Le traité de Versailles règle le sort de l’Allemagne *

c. L’Europe centrale bouleversée *

d. La SDN *

Pour plus d’éléments sur le bilan de la Grande Guerre *

II-1) Les traités de paix de 1919 *

A) La conférence de paix *

B) Le sort de l’Allemagne *

a. Le territoire allemand est réduit et morcelé *

b. L’Allemagne est démilitarisée *

c. L’Allemagne doit payer les réparations des dommages causés par la guerre *

C) Le principe des nationalités *

a. La nouvelle carte de l’Europe *

b. La SDN *

D) Les limites des traités *

 

Exemples de paragraphes argumentés sur la Première Guerre mondiale *

La Première Guerre mondiale, une guerre totale *

Le Bilan de la Première Guerre mondiale *

 

Chap 2 : L’URSS de Staline, le stalinisme *

I) Un Etat centralisé *

A) De la Russie soviétique à l’URSS *

B) La prise du pouvoir par Staline *

II) Une économie dirigée *

A) La priorité à l’industrialisation *

B) La collectivisation des terres *

C) La planification *

D) Un système totalitaire *

a. Le culte du chef *

b. Un régime de terreur *

c. Le totalitarisme *

 

Pour plus d’éléments sur le Stalinisme *

I) La construction d’un Etat socialiste*

A) La priorité donnée à l’industrie *

a. Le choix de l’industrie lourde *

b. Une économie dirigée *

c. Bilan *

B) Le sacrifice de l’agriculture *

a. Collectivisation et résistance*

b. Le sacrifice de l’agriculture *

II) Un Etat totalitaire *

A) Une société embrigadée *

a. Le culte du chef *

b. Une société dévouée au socialisme *

c. L’art au service du socialisme *

B) Terreur et mensonge *

a. Une société surveillée *

b. Les purges *

c. L’Histoire revisitée *

 

Chap 3 : La France face à la crise des années 1930 *

I) La France dans la crise mondiale *

A) La crise économique *

B) La montée de l’extrême droite *

C) Le rassemblement de la gauche*

II) Le Front populaire *

A) La victoire électorale de mai 1936 : SFIO + radicaux + P.C.F. *

B) Les réalisations du Front populaire *

C) La fin du Front populaire *

 

Chap 3 : Pour plus d’éléments Sur le Front populaire *

I) La crise économique en France *

A) La France à la veille de la crise *

a. Des années de relative prospérité *

b. Un déficit démographique hérité de la guerre *

B) La crise économique *

a. La crise touche la France en 1931 *

b. Une crise qui touche tous les secteurs *

C) Les effets de la crise *

a. Baisse du pouvoir d’achat et hausse du chômage *

b. Les gouvernements face à la crise *

II) La crise parlementaire en France dans les années 1930 ; Le Front populaire. *

A) Un climat politique trouble *

B) Les ligues menacent la République *

C) La réaction des républicains *

III) La France du Front populaire *

A) La formation du Front populaire *

B) Le temps des réformes *

a. Les grèves « joyeuses » *

b. Les accords de Matignon *

C) L’échec *

a. Les difficultés économiques perdurent *

b. La guerre d’Espagne *

 

L’Allemagne dans la crise des années 1930. La montée du nazisme. *

I) L’Allemagne de 1918 à 1933 : la montée du nazisme *

A) La République naît de la défaite *

B) La République grandit dans les troubles *

C) La république de Weimar meurt de la crise *

II) Le Troisième Reich *

A) 1933-1934 : « la mise au pas de l’Allemagne » *

B) L’Etat nazi : un Etat totalitaire et raciste *

C) Une économie contrôlée *

 

Pour le même chapitre en plus détaillé :*

Chap 4 : La montée du nazisme et son arrivée au pouvoir *

I) La crise politique et économique en Allemagne (1919-1933) *

A) La République grandit dans les troubles *

a. Des difficultés économiques *

b. Des troubles politiques *

B) La république de Weimar est emportée par la crise *

a. La crise économique *

b. La montée des extrémismes *

II) La mise en place du régime nazi (1933-1934) *

A) Hitler et l’idéologie nationale-socialiste *

a. Ein Volk : La théorie des races *

b. Ein Reich : Dominer le monde *

c. Ein Führer : le culte de a personnalité *

B) La « mise au pas » de l’Allemagne *

a. La « révolution nationale » *

b. L’élimination des derniers opposants *

III) L’Etat nazi *

A) Un Etat policier et raciste *

B) La nazification de la société *

C) La mainmise sur l’économie *

IV) La marche à la guerre *

A) Les impérialismes *

B) Hitler viole le traité de Versailles *

C)L’union des dictatures *

D)Les agressions d’Hitler *

 

Chap 5 : La IIème guerre mondiale *

I) Les combats de la Seconde Guerre mondiale *

A) Les victoires de l’Axe *

a. La guerre éclair : le Blitzkrieg *

b. La guerre devient mondiale *

B) Les victoires alliées *

a. Le tournant de 1942 *

b. La défaite de l’Axe *

 

Pour plus d’éléments sur les combats de la IIème Guerre Mondiale *

I-1) : La victoire des dictatures *

A) La guerre éclair (1939-1941) *

a. Succès de la Blitzkrieg en Pologne *

b. « Drôle de guerre » et défaite française *

c. La Grande-Bretagne face aux pays de l’Axe *

B) La mondialisation de la guerre (1941-1942) *

a. Elargissement des zones de combats *

b. Invasion de l’URSS et renversement des alliances *

c. Entrée en guerre des Etats-Unis *

I-2)  : Le tournant de la guerre *

A) L’expansion japonaise arrêtée dans le Pacifique *

a. La bataille de Midway *

b. Débarquement américain à Guadalcanal *

B) Victoire alliée en Afrique du Nord *

a. La victoire d’El-Alamein (Egypte) *

b. Débarquement allié en Afrique du Nord *

C) La fin d’un mythe : Stalingrad *

a. Le bourbier russe opération barbarossa *

b. La fin d’un mythe (2 février 1943) *

I-3) : La victoire des Alliés *

A) La reconquête de l’Europe *

a. Reconquête de la Sicile et de l’Italie *

b. Débarquements alliés en France *

c. Jonction des armées alliées *

B) La contre-offensive américaine face au Japon *

a. Le reconquête du Pacifique *

b. Le recours à l’arme atomique *

II) L’Europe allemande *

A) La domination des territoires conquis *

a. Le pillage économique *

b. La soumission politique *

B) L’organisation du génocide *

a. Les camps de concentration (1er Dachau dès 1933) *

b. Les camps d’extermination *

C) La France sous la botte allemande *

a. Le choix de la collaboration, l’Etat français *

b. La Résistance *

III) Le génocide *

A) L’idéologie du génocide *

a. La base de la politique nazie *

b. Le choix de la solution finale *

B) La mise en œuvre de la solution finale *

a. Les débuts de l’extermination *

b. Une extermination planifiée dans les camps *

IV) L’Etat français *

A) Un nouveau régime issu de la défaite *

B) La « révolution nationale » *

C) La collaboration *

V) La Résistance *

A) La Résistance en Europe orientale *

B) La Résistance en Europe occidentale *

C) La Résistance en France *

VI) Le bilan de la Seconde Guerre mondiale *

A) Un bilan démographique et matériel *

a. La Seconde Guerre mondiale est un désastre démographique *

b. Des destructions matérielles considérables *

B) Un bilan moral *

a. L’horreur des camps nazis *

b. Le procès de Nuremberg *

c. La création de l’Etat d’Israël *

d. L’entrée dans l’ère atomique *

C) Une situation politique nouvelle *

a. Une nouvelle carte politique *

b. La création de l’ONU *

D) Bilan économique *

a. La fin de l’hégémonie européenne *

b. Les grands bénéficiaires *

Pour plus d’éléments *

VI-1) Le bilan humain et moral du génocide et ses conséquences à court terme *

A) Le bilan humain et moral *

a. Le bilan humain *

b. Le bilan moral *

B) Les conséquences à court terme du génocide *

a. Le procès de Nuremberg *

b. La création de l’Etat d’Israël *

VI-2) Le bilan politique et économique de la Seconde Guerre mondiale *

A) Bilan politique *

a. La préparation de la paix *

b. Une nouvelle carte du monde *

B) Bilan économique *

a. La fin de l’hégémonie européenne *

b. Les grands bénéficiaires*

Partie 1 : Guerres, totalitarisme, démocratie (1914 – 1945)

Introduction

1) La domination européenne

En 1914, le monde est largement dominé par l’Europe et cette situation perdure depuis le XVIe siècle. Cependant, de nouvelles puissances, situées hors du continent, émergent.

A) La suprématie européenne

a. Une force démographique remarquable

L’Europe de 1914 concentre le quart de l’humanité (contre 10 % aujourd’hui) soit 50 millions d’habitants. Sa population a beaucoup augmenté au XIXe siècle. Beaucoup d’Européens émigrent vers les pays neufs. Ainsi les Etats-Unis reçoivent 1 million d’immigrants par an entre 1900 et 1913.

b. « Usine » et « banque » du monde

A elle seule, l’Europe de la seconde révolution industrielle fabrique la moitié des produits industriels du monde. Cette production et la maîtrise de l’espace par les transports ferroviaires et maritimes lui permettent de dominer les échanges internationaux : elle inonde le monde de ses produits. La livre sterling est la monnaie d’échange et les prix sont fixés à Londres.

L’Europe place de nombreux capitaux à l’étranger et elle prête de l’argent aux Etats-Unis.

c. Une domination technologique et intellectuelle

C’est en Europe que sont nés la majorité des scientifiques (Marie Curie par exemple) et de nombreuses innovations, comme l’automobile, la pasteurisation et le cinéma. Seuls 4 % des Européens sont illettrés. Modes de vie, religions, langues européennes se sont largement diffusés.

L’essentiel

L’Europe en 1914 est la première puissance démographique, économique et intellectuelle du monde. Sa maîtrise de la technologie et du développement industriel lui permet de dominer le monde.

B) Un monde marqué par la présence européenne : l’Europe impérialiste

a. L’émigration

En 1914, 50 millions d’Européens vivent dans les pays neufs. Les persécutions politiques ou la misère poussent des Italiens du Sud, des Russes et des Juifs d’Europe de l’Est à rechercher ailleurs la possibilité d’une nouvelle existence. Les Etats-Unis sont la principale destination : ils servent de relais à la culture européenne.

b. La colonisation

Les Européens, en particulier les Français et les Britanniques, se « partagent » l’Afrique et l’Asie, conquises, pacifiées, soumises aux lois et coutumes des métropoles. En 1913, les colonies européennes recouvrent la moitié des terres émergées. Justifiée par la « mission civilisatrice de l’homme blanc », ou par la recherche de débouchés, la colonisation s’accompagne souvent de l’installation de colons. En Chine ou dans l’Empire ottoman existe le système des concessions.

c. L’impérialisme européen

Le colonialisme n’est pas la seule forme de l’impérialisme européen : la domination économique, par l’exploitation des ressources naturelles de pays théoriquement indépendants (ex. : Chine) ou par les investissements, en devient peu à peu la principale manifestation.

L’essentiel

La domination européenne est aussi humaine, résultat de l’émigration ou de la colonisation. Cet impérialisme entraîne la domination économique et culturelle de la plus grande partie de la planète.

C) L’émergence de nouvelles puissances : l’Europe concurrencée

a. Par les Etats-Unis

Grâce au machinisme, à un puissant réseau de chemins de fer, à des richesses et à une population nombreuse, les Etats-Unis ont atteint un niveau de production sans égal, devenant la 1re puissance économique mondiale, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni. Ils dominent le continent américain. Cependant, préoccupés jusque-là par la maîtrise de leur immense territoire, les Etats-Unis ne jouent qu’un faible rôle politique sur la scène internationale.

b. Par le Japon

Pendant l’ère Meiji, le Japon s’est développé économiquement. Il mène une politique d’expansion en Asie. Vainqueur de la Russie en 1905, il s’empare d’une partie de l’île de Sakhaline, de la Corée et de Formose (Taiwan), ce pour les matières premières.

L’essentiel

La concurrence exercée par les Etats-Unis et le Japon est avant tout économique. L’Europe joue encore un rôle politique dominant.

II) L’Europe en 1914

L’Europe à la veille de la Grande Guerre est un continent au double visage : à la fois à l’apogée de sa domination et extrêmement divisé.

A) L’Europe de 1914, entre triomphe et inégalités

a. L’Europe à l’apogée de sa domination

Le Vieux Continent domine largement le reste du monde. Sa puissance, sa richesse et son dynamisme commencent cependant à subir la concurrence des Etats-Unis ou du Japon.

b. De profondes inégalités

Un fossé sépare toutefois l’Europe du Nord-Ouest (Angleterre, Nord de la France, Ouest de l’Allemagne), très peuplée, urbanisée et industrialisée, et le reste du continent, rural et plus pauvre. De même, le Royaume-Uni et la France sont de loin les principales puissances coloniales.

L’essentiel
L’Europe est triomphante, mais tous les pays ne profitent pas également de cette domination. L’Europe du Nord-Ouest est de loin la plus riche et la plus peuplée.

B) L’Europe de 1914, un continent très divisé

a. Une grande diversité politique

L’Europe de 1914 compte des républiques, des monarchies et des empires. Mais les Etats sont surtout opposés par leur adhésion ou leur refus des principes des révolutions : des démocraties (France, Royaume-Uni) côtoient des régimes très autoritaires (Russie, Autriche-Hongrie).

b. Une grande diversité des peuples

Outre les Etats nationaux (France, Allemagne) existent des Etats multinationaux composés de plusieurs peuples, éparpillés et mélangés entre eux, et soumis au peuple majoritaire (Slaves en Russie, Autrichiens et Hongrois en Autriche-Hongrie).

L’essentiel
L’Europe connaît une grande diversité de régimes politiques : démocraties et régimes autoritaires se côtoient. Dans les Etats multinationaux, les minorités doivent se soumettre au peuple majoritaire.

C) La montée des tensions

a. L’affrontement des impérialismes

Les puissances européennes s’affrontent pour dominer le monde. Des incidents éclatent (France et Allemagne au Maroc). Français et Anglais s’inquiètent beaucoup de la concurrence des produits allemands et du développement de la flotte allemande dans le cadre de la course aux armements.

b. La montée des nationalismes

Les revendications des minorités nationales se développent (volonté de se regrouper ou de devenir indépendants) et aboutissent à des tensions et à des incidents. Les grandes puissances prennent alors parti pour satisfaire leurs ambitions, surtout dans les Balkans. Le nationalisme grandit aussi en France et en Allemagne (course aux armements). Certains territoires sont revendiqués au nom d’une nationalité commune (l’Alsace-Lorraine par exemple).

c. La division de l’Europe en deux alliances rigides

Les différentes rivalités européennes poussent les puissances à constituer des alliances rigides et défensives : la Triple Alliance s’oppose à la Triple Entente.

La Triple Alliance regroupe d’abord les Empires allemand et austro-hongrois, rejoints par l’Italie à quoi l’Allemagne fait espérer des gains territoriaux sur les colonies françaises.

La Triple Entente est d’abord constituée de la France et de la Russie soucieuses de contenir l’impérialisme allemand. La montée en puissance de l’Allemagne pousse l’Angleterre à les rejoindre. Du fait de ces alliances, une seule étincelle suffit à faire basculer l’Europe dans la guerre.

L’essentiel
Les tensions impérialistes, économiques et nationalistes se développent en Europe et entraînent la formation d’alliances adverses. Les revendications des minorités nationales font des Balkans une véritable poudrière.

 

Chap 1 : La Première Guerre mondiale (1914-1918)

Déclarations de guerre : l’engrenage vers la guerre

28 juin 1914 Attentat de Sarajevo.

Assassinat de l’Archiduc François Ferdinand.

28 juillet 1914 Déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie.

30 juillet 1914 Déclaration de la Russie à l’Autriche.

2 août 1914 Invasion de la Belgique par l’Allemagne.

3 août 1914 Déclaration de guerre de l’Allemagne à la France.

4 août 1914 Déclaration de guerre de l’Angleterre à l’Allemagne.

23 mai 1915 Entrée de guerre de l’Italie aux côtés des Alliés.

2 avril 1914 Entrée en guerre des Etats-Unis .

 

Opérations militaires.

6-12 sept 1914 1 ère victoire de la Marne.

7 mai 1915 Torpillage du Lusitania.

Fév-juin 1916 Bataille de Verdun.

1er juill 1916 Début de la bataille de la Somme.

1er fév 1917 Guerre sous-marine à outrance.

Printemps 1917 Mutineries sur le front

Grèves à l’arrière.

Juillet 1918 2ème bataille de la Marne.

 

Règlement de paix.

Dec 1917 Armistice de la Russie.

3 mars 1918 Paix de Brest-Litovsk.

11 nov 1918 Armistice de Rethondes.

Janvier 1919 Conférence de paix de Paris.

28 juin 1919 Traité de Versailles

Pacte de la S.D.N.

 

I) Le déroulement de la guerre

En 1914, l’Europe domine le monde mais connaît de graves tensions : nationalismes, course aux armements, impérialismes, opposition de coalitions (Triple Entente : Fr+RU+Russie, Triple Alliance : All+Aut+ It). Le 28 juin, l’attentat de Sarajevo est l’étincelle qui met le feu aux poudres : le jeu des alliances (engrenage) entraîne la guerre en août 1914. ((fleur au fusil, jusqu'à Noël)

 

Assassinat de l'héritier de l'empire austro-hongrois,l'archiduc François-Ferdinad :

La mobilisation

A) La Grande Guerre : une guerre longue, en quatre phases

a. 1914 : la guerre de mouvement

Les Allemands attaquent la Francepar la Belgique, qui est neutre, et par les Ardennes, mais ils sont arrêtés lors de la bataille de la Marne (septembre 1914 ; taxis de la Marne venant de Paris, avion de reconnaissance : all tournent) ; à l’est, les Allemands et les Autrichiens font reculer les Russes.

b. 1915-début 1918 : la guerre de position : les tranchées

Les grandes offensives n’étant pas décisives, les armées s’enterrent dans des tranchées qui se font face. Chacune essaie de percer le front adverse par des batailles meurtrières de plusieurs mois: bataille de Verdun, 1916 ; Somme 1916; le Chemin des Dames 1917. L’Italie rejoint l’Entente. La guerre dont on pensait qu’elle serait courte s’étend et dure.

renforts pour Verdun:

c. 1917 : le tournant de la guerre, la mondialisation du conflit

A l’ouest, les Etats-Unis, au nom de la liberté du commerce, entrent en guerre aux côtés de l’Entente (avril 1917). A l’est, la guerre précipite les révolutions russes et le retrait de la Russie de la guerre (décembre 1917). Des mutineries éclatent (réglées par Pétain : permissions, fin des attaques inutiles; c'est le "vainqueur de Verdun").

 

Les généraux Pétain Joffre Foch :

d. 1918 : la reprise de la guerre de mouvement

Etouffés et isolés, les Allemands et Autrichiens tentent une grande offensive(2ème bataille de la Marne) ; dotés d’armes nouvelles (chars) et de la présence américaine, les Alliés mènent une contre-offensive. Battues et épuisées,l’Autriche et l’Allemagne demandent l’armistice, signé à Rethondes le 11 novembre 1918.

L’essentiel
Partie d’Europe, la guerre devient mondiale et s’enlise dans les tranchées. Malgré la fermeture du front est, l’intervention américaine permet la victoire alliée.

B) La Grande Guerre : une guerre totale

a. Au front : combattre et survivre dans les tranchées

Les soldats, en particulier pendant la guerre de tranchées, meurent en masse sous les obus, les gaz ou la baïonnette. Ils souffrent de la faim, de la soif, de la boue et des rats. C’est pourquoi en 1917, des mutineries éclatent.

De nouvelles armes apparaissent, la technologie fait un bond en avant ; artillerie, gaz, aviation chars…

Les poilus :

 

Tranchées et no man's land :

 

b. A l’arrière : mobiliser toutes les ressources

L’Etat dirige l’économie. Il faut avant tout fabriquer des armes et continuer à ravitailler le pays. Réquisitions et reconversion des usines sont au programme (Renault). Aux champs comme à l’usine, les femmes doivent remplacer les hommes : les « muninionettes ». Pour financer la guerre, l’Etat emprunte à l’étranger, à la population et fabrique de la monnaie, ce qui rend difficile le quotidien des populations ( pénuries, inflation).

c. Au front et à l’arrière : mobiliser les esprits

Dans les pays belligérants, l’Etat veut contrôler ce que pense l’opinion publique. Dirigé par des gouvernements autoritaires (comme celui de Clemenceau), il encadre l’opinion en utilisant la censure (contrôle postal) et la propagande : le « bourrage de crâne ». Au nom de l’Union sacrée, il réprime les grèves dans l’industrie. (encore 1917). Les colonies sont fortement mises à contribution

L’essentiel
La Grande Guerre est une guerre totale où toutes les ressources (humaines et matérielles) sont mobilisées, au front comme à l’arrière.

Repères
Août 1914 : début de la Première Guerre mondiale

1917 : révolutions russes

11 novembre 1918 : armistice de Rethondes (forêt de Fontainebleau) :

 

II) Le bilan de la Première Guerre mondiale

A) Un désastre humain et économique

a. Le traumatisme humain

La guerre a été la cause de la mort de 9 à 10 millions de personnes, surtout des Européens,( dont 1,4 pour la France) et 7 millions de blessés, gazés, mutilés. Elle a entraîné un déficit des naissances créant une classe creuse, encore visible aujourd’hui sur les pyramides des âges. Le retour à la vie civile est difficile pour les anciens combattants qui se regroupent dans des associations pacifistes ou nationalistes, alors que les femmes revendiquent plus de liberté et le droit de vote.

b. Les conséquences économiques et sociales

Les destructions ont touché essentiellement les fronts, notamment l’Est de la France (grande région industrielle). Il faut reconstruire les usines et les mines, les villages détruits et déminer les champs de bataille. Ajoutées au coût de la guerre, les reconstructions entraînent des problèmes financiers (dette, inflation) que les vainqueurs voudront faire payer aux vaincus. Les Etats-Unis sont devenus les banquiers du monde.

Le traumatisme social (appauvrissement) et moral trouble les esprits : ce désarroi se traduit par le pacifisme (« la der des der »), les « années folles », les grèves de 1919-20, et de nouveaux courants intellectuels et artistiques (« le surréalisme »).

L’essentiel
La guerre a entraîné une saignée humaine, des problèmes économiques durables, ainsi qu’une profonde transformation des mentalités.

B) Une vague révolutionnaire à l’est

a. Les révolutions russes de 1917

En Russie, les pertes humaines, les défaites militaires et la pénurie provoquent des émeutes en février 1917 qui entraînent la chute du tsar. Mais la guerre continue. Les bolcheviks, dirigés par Lénine, prennent le pouvoir en octobre 1917 et créent un Etat communiste.

b. La Russie soviétique

Les bolcheviks étatisent alors l’économie et signent, le 15 décembre, la paix de Brest-Litovsk avec l’Allemagne. L’opposition au nouveau régime se transforme en guerre civile aggravée par l’intervention de puissances étrangères qui veulent aussi empêcher la propagation révolutionnaire qui couve en Allemagne et en Hongrie.

L’essentiel
La guerre déclenche les révolutions russes de 1917. Les bolcheviks instaurent un Etat communiste et essaient de propager la révolution en Europe.

C) Le règlement de la paix

a. La conférence de Paris prépare les traités de paix

Les vainqueurs, France (Clemenceau), Royaume-Uni, Italie et Etats-Unis (Wilson), imposent leurs conditions aux pays vaincus. Un traité est signé avec chacun d’eux.

Clemenceau :

b. Le traité de Versailles règle le sort de l’Allemagne

Le traité de Versailles est signé le 28 juin 1919. L’Allemagne doit reconnaître sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre et en subir les conséquences. Elle est contrainte de payer des réparations pour les dégâts causés par la guerre (132 milliards de marks or), de limiter son armement (pas d’aviation, de marine de guerre, de chars) et son armée (100.000 hommes) et de démilitariser complètement la Rhénanie. L’Alsace-Lorraine doit être rendue à la France et la Prusse orientale est séparée du reste du territoire par le corridor de Dantzig. L’Allemagne considère ce traité comme un diktat.

c. L’Europe centrale bouleversée

De nouveaux Etats sont créés aux dépens de la Russie, de l’Allemagne et surtout de l’Autriche-Hongrie qui disparaît. Ils regroupent les minorités nationales : Slaves en Tchécoslovaquie et en Yougoslavie, Baltes en Estonie, Lettonie et Lituanie. La Pologne est reconstituée.

d. La SDN

Le traité de Versailles crée une Société des Nations (SDN) chargée de régler les relations internationales et d’éviter les guerres. Mais ses pouvoirs sont limités par l’absence des Etats-Unis et de moyens pour faire respecter ses décisions.

L’essentie
Le traité de Versailles bouleverse la carte de l’Europe, impose à l’Allemagne des conditions très dures et crée une SDN qui aura bien du mal à maintenir une paix durable.

 

 

Pour plus d’éléments sur le bilan de la Grande Guerre

II-1) Les traités de paix de 1919

A) La conférence de paix

La conférence de paix se tient à Paris en 1919. Deux conceptions s’y opposent :
– celle des Français (Clemenceau) et de l’Italie, avant tout soucieux de leur sécurité et de la réparation des dommages qu’ils ont subis, par la soumission des vaincus, surtout de l’Allemagne ;
– celle des Américains, conformément aux « quatorze points » du président Wilson, et des Anglais, privilégie le retour à une vie politique et diplomatique fondée sur le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », et la liberté de commerce.
Les traités de paix sont un compromis entre ces deux conceptions. Le traité de Versailles signé le 28 juin 1919 règle le sort de l’Allemagne.

L’essentiel
Réunis à la conférence de paix à Paris, les quatre grands vainqueurs imposent leurs conditions.

 

B) Le sort de l’Allemagne

L’Allemagne est jugée responsable du déclenchement de la guerre et doit en subir les conséquences.

a. Le territoire allemand est réduit et morcelé

L’Allemagne doit restituer l’Alsace et le Nord de la Lorraine à la France. A l’Est, la Pologne a accès à la mer par le corridor de Dantzig, qui isole la Prusse orientale du reste du territoire allemand.

b. L’Allemagne est démilitarisée

Pour éviter toute nouvelle agression, l’armée allemande est réduite :
– interdiction du service militaire, armée limitée à 100 000 hommes ;
– limitation de la flotte de guerre, de tanks et de l’aviation ;
– démilitarisation de la Rhénanie.

c. L’Allemagne doit payer les réparations des dommages causés par la guerre

Le montant des réparations est fixé à 132 milliards de marks-or, une somme considérable qui a aussi pour but de briser la puissance économique allemande.

L’essentiel
Le traité de Versailles impose des conditions dures à l’Allemagne, jugée responsable de la guerre.

C) Le principe des nationalités

a. La nouvelle carte de l’Europe

L’Empire austro-hongrois, l’Empire ottoman et l’Empire russe disparaissent, remplacés par 10 nouveaux Etats fixés par les traités en essayant de donner un territoire à chaque peuple ou nation :
– les Slaves en Tchécoslovaquie et en Yougoslavie, sur les dépouilles de l’Empire austro-hongrois ;
– la Finlande, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie sur l’Empire russe ;
– la Pologne à partir de territoires pris à l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Russie ;
– les Autrichiens, les Hongrois et les Turcs conservent chacun un Etat limité à leur territoire national.

b. La SDN

La Société des Nations doit faire respecter le principe des nationalités et éviter une nouvelle guerre par une diplomatie ouverte.

L’essentiel
Une nouvelle carte de l’Europe est constituée sur les dépouilles des empires centraux en essayant de respecter le principe des nationalités que la SDN sera chargée de faire respecter.

D) Les limites des traités

Les pays vaincus contestent les traités élaborés en leur absence. L’Allemagne considère le traité de Versailles comme un Diktat et ne reconnaît pas ses frontières avec la Pologne.

Des minorités nationales subsistent, notamment des Allemands en Tchécoslovaquie et en Pologne.

Désavouant le président Wilson, le Congrès américain ne ratifie pas le traité de Versailles et les Etats-Unis ne siègent pas à la SDN.Celle-ci aura du mal à faire respecter ses décisions, d’autant plus qu’elle n’a pas de moyens militaires.

L’essentiel
Les traités de paix, que les vaincus considèrent comme un Diktat, laissent subsister des problèmes nationaux.

 

Exemples de paragraphes argumentés sur la Première Guerre mondiale

Peuvent aussi servir de bases de révision

 

La Première Guerre mondiale, une guerre totale

D’août 1914 à novembre 1918, les Français vivent au rythme d’une guerre totale. Tous sont concernés :

D’abord au front pour les 8 millions d’hommes mobilisés, âgés de 20 à 47 ans.

Pour ces «poilus », la Grande Guerre, c’était surtout, après la courte guerre de mouvement, l’enfer des tranchées : durant 3 ans, le froid, la boue, le bruit, la soif, la peur, la mort sont leur quotidien ; ils vivaient dans l’attente du prochain assauts, dans le no mens land, d’ou de nombreuses «boucheries ».

Le «bourrage de crane » (propagande) maintient leur sentiment national et leur moral jusqu’aux mutineries de 1917.

L’arrière est aussi totalement mobilisé. Si les hommes sont au front, l’industrie, l’agriculture, l’administration sont aux mains des femmes ; on fait appel aussi à la main d’œuvre coloniale.

L’économie est mobilisée, réorientée vers les besoins de l’armée (usines d’armement avec les «munitionnettes »). Réquisitions et rationnements sont organisés par l’Etat, des pénuries apparaissent.

La mobilisation des esprits aide à accepter ces privations, les oppositions politiques disparaissent et l’Union sacrée s’impose. L’opinion publique est contrôlée, les journaux sont censurés et utilisés pour entretenir le patriotisme, ce même à l’école.

Ainsi, les hommes, les femmes, la main d’œuvre, l’économie, les colonies, les esprits sont mobilisés pendant cette guerre d’un type nouveau (aviation, tanks, gaz…), totale, qui devait être la «der des der ».

 

 

Le Bilan de la Première Guerre mondiale

Les combats de la Grande Guerre cessent par l’Armistice du 11 novembre 1918.

Après 52 mois d’un conflit incessant, le bilan humain est désastreux. En Europe, la guerre a fait 9 millions de morts (d’ou un grand déficit de naissances sur la pyramide des âges des pays concernés).

De plus, 7 millions de soldats sont blessés, gazés, souvent invalides. Veuves et orphelins foisonnent.

Les dégâts matériels sont surtout importants en France : il faut reconstruire toute l’industrie (concentrée dans le Nord, zone occupée par les allemands de 1914 à 1918).

Partout en Europe, les productions ont baissé, les économies de guerre doivent être reconverties en économie de paix.

La situation financière est difficile : les dettes pour l’achat de matières premières, d’armes se sont accumulées ; les U.S.A. sont devenus le banquier du monde.

Les traités de paix ont aussi dessiné une nouvelle carte de l’Europe. (Traité de Versailles, 28 juin 1919).

Les grands empires ont disparu : La Russie (Révolution bolchevique) ; l’empire ottoman ; l’empire austro-hongrois, l’empire allemand.

L’Allemagne perd des terres (Silésie, … et surtout l’Alsace et la Lorraine récupérées par la France), doit démilitariser la Rhénanie, doit réduire son armée (100.000 hommes, pas d’aviation,…) et payer de lourdes réparations (132 milliards de DM) : le «diktat » de Versailles.

De nouveaux états sont apparus : Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Autriche, Yougoslavie, Estonie, Lettonie, Lituanie…

Ainsi, la Première Guerre mondiale amène le déclin définitif de l’Europe qui est dépassée par les Etats-Unis. De plus, les traités de paix vont faire naître des sentiments de rancœur, de revanche en Allemagne (utilisés par le nouveau parti nazi d’Hitler ).

 

Chap 2 : L’URSS de Staline, le stalinisme

I) Un Etat centralisé

A) De la Russie soviétique à l’URSS

A l’issue de la révolution d’Octobre, face aux menaces de contre-révolution, Lénine supprime les libertés et seul le parti communiste est autorisé. L’Armée rouge est organisée par Trotski. Lénine structure l’Etat et crée l’URSS en 1922. Cet Etat fédéral est en réalité totalement sous le contrôle du parti.

B) La prise du pouvoir par Staline

A la mort de Lénine, une lutte acharnée pour le pouvoir oppose principalement Staline et Trotski. Mais Staline est secrétaire général du Comité central depuis 1922, ce qui lui donne l’avantage sur ses adversaires. En 1928, Staline a éliminé tous ses opposants et est le seul maître.

L’essentiel
L’URSS est un Etat fédéral. Elle est dirigée par le seul Staline, chef du PC, qui entend construire le socialisme.

II) Une économie dirigée

A) La priorité à l’industrialisation

Le développement des industries lourdes (métallurgie, chimie, énergie) est prioritaire. Les produits de consommation courante sont sacrifiés et les travailleurs sont soumis à une discipline extrême. C’est une industrialisation forcée. Pour améliorer la productivité, Staline orchestre la propagande mettant en scène les records de production réalisés par des ouvriers comme Stakhanov.

B) La collectivisation des terres

La propriété privée de la terre est supprimée, les paysans sont réunis de gré ou de force dans des coopératives de production (kolkhozes) ou dans des fermes d’Etat (sovkhozes) : c’est la collectivisation des campagnes. Les instruments de travail et la terre sont gérés collectivement. Mais la plupart des paysans s’opposent à cette politique : ceux qui résistent, les koulaks (paysans enrichis), sont déportés ou exécutés.

C) La planification

Brutalité et autoritarisme caractérisent la planification qui est placée sous le contrôle absolu de l’Etat et du parti. L’économie est dirigée. Les objectifs de production auxquels les entreprises doivent se conformer sont définis par un organisme d’Etat, le GOSPLAN.

L’essentiel
Staline lance une politique économique autoritaire et dirigiste. Celle-ci repose essentiellement sur la collectivisation des terres et la place privilégiée qu’accorde la planification à l’industrie lourde.

C) Un système totalitaire

a. Le culte du chef

L’URSS est dirigée par le parti communiste (PC), seul parti autorisé. Il contrôle le gouvernement, mais est soumis à l’autorité sans partage de Staline. Parallèlement est organisé un véritable culte de Staline et une propagande énergique le présente comme une sorte de dieu. Il est partout : affiches, statues, livres, discours à la radio, films (cf. Eisenstein), etc. De grandes manifestations célèbrent les réussites du régime.

b. Un régime de terreur

Staline s’appuie sur une police politique très efficace. Celle-ci exerce sur la population une terreur permanente. Les paysans en sont les principales victimes : ils sont déportés par millions dans les camps et chantiers du goulag. La terreur est aussi dirigée contre le parti : les procès de Moscou (1936-1938), surnommés les « grandes purges », éliminent les cadres du parti et de l’Armée rouge qui s’opposent à Staline.

c. Le totalitarisme

Ce régime totalitaire a prise sur toute la société grâce à de multiples organismes prenant en charge la population : travail, loisirs, soins médicaux... C’est une manière de la contrôler et de la rendre favorable, en dépit de la peur et de la répression.

L’essentiel
Staline impose un système totalitaire et élimine toute opposition. De grands procès sont organisés qui touchent le parti lui-même.

 

Repères
1917 : révolutions russes

1929 : collectivisation des terres en URSS

1936-1938 : grands procès de Moscou

Pour plus d’éléments sur le Stalinisme

I) La construction d’un Etat socialiste

Staline, chef de l’URSS de 1928 à 1953, met en place un Etat socialiste, c’est-à-dire un Etat où les moyens de production sont collectivisés afin de permettre à l’URSS de rattraper son retard économique.

A) La priorité donnée à l’industrie

a. Le choix de l’industrie lourde

Pour moderniser le pays, Staline choisit d’accorder la priorité à l’industrie lourde (métallurgie, chimie, énergie, armement) et aux infrastructures de communication, au détriment de l’industrie des biens de consommation. Le pays connaît une industrialisation forcée. Des combinats sont créés. L’Etat lance un programme de grands travaux spectaculaires (métro de Moscou, barrage sur le Dniepr en Ukraine...).

b. Une économie dirigée

L’économie planifiée doit construire à « marche forcée » la puissance industrielle du pays. A partir de 1928, des plans quinquennaux, créés par le GOSPLAN, fixent les objectifs de production démesurés à atteindre (croissance de 250 % en 5 ans !). L’exécution du plan est impérative. La quantité est atteinte aux dépens de la qualité. L’Etat façonne des héros, tel Stakhanov, ce mineur exemplaire qui aurait abattu 102 tonnes de charbon en 6 heures, soit 14 fois la norme. On sait aujourd’hui que de tels modèles ont été créés de toutes pièces, Stakhanov ayant été aidé par deux comparses pour réaliser son exploit.

c. Bilan

Bien que l’URSS réussisse à devenir la troisième puissance industrielle mondiale, le niveau de vie des populations reste inférieur à celui des pays développés, même si de gros progrès ont été faits dans les domaines de l’éducation et de la santé.

L’essentiel
L’URSS opte pour une économie planifiée basée sur l’industrie lourde et l’armement. Ce choix permet au pays de devenir la troisième puissance industrielle mondiale. Toutefois, le niveau de vie n’atteint pas encore celui des pays développés.

B) Le sacrifice de l’agriculture

a. Collectivisation et résistance

En 1929, Staline décide la collectivisation immédiate des terres et la disparition des koulaks (paysans riches). La collectivisation est suivie de l’entrée contrainte et forcée des paysans dans les kolkhozes et les sovkhozes, sous peine pour les opposants d’être déportés.

Cette réforme brutale provoque l’opposition des paysans et désorganise la production. En réaction à la collectivisation forcée, les paysans préfèrent abattre leur cheptel plutôt que de le donner aux kolkhozes. Près de 4 millions de koulaks, ou supposés tels (avec leurs familles) sont éliminés.

b. Le sacrifice de l’agriculture

La collectivisation a des conséquences considérables sur la production agricole. La production céréalière et le cheptel sont réduits. La productivité chute, conséquence de la démobilisation paysanne. De plus, les déportations massives de paysans privent l’agriculture d’actifs. Par ailleurs, nombreux sont les paysans qui choisissent l’exode rural plutôt que la collectivisation. Les réquisitions forcées de produits agricoles, pour nourrir les villes, provoquent une famine très meurtrière en 1933 dans les campagnes. L’Etat sacrifie l’agriculture au profit de l’industrie et des villes.

L’essentiel
La collectivisation forcée des terres et les réactions de rejet qu’elle provoque désorganisent la production agricole. Les paysans soviétiques sont les laissés-pour-compte du socialisme.

 

II) Un Etat totalitaire

On entend par Etat totalitaire, un régime politique où l’Etat contrôle toute la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays.

A) Une société embrigadée

a. Le culte du chef

Staline, le chef du parti communiste, seul parti autorisé, est honoré comme un dieu. Les prières, les affiches, les statues, les livres, les discours, les films et les grandes manifestations glorifient son action et le présentent comme quelqu’un de juste et de bon.

 

b. Une société dévouée au socialisme

Les affiches et la propagande incitent la population à travailler toujours plus dans le cadre de la planification. Un homme va être le symbole de la productivité à outrance : Stakhanov. On encourage l’émulation : primes et inscription au tableau d’honneur.

La classe ouvrière est prise en charge par le parti dans le travail, les loisirs et la santé. C’est une manière de la contrôler et de la rendre favorable au régime. Cependant, les conditions de vie des Soviétiques restent médiocres en raison de la pénurie de biens de consommation.

c. L’art au service du socialisme

Le cinéma, le roman, l’art officiel (réalisme socialiste) sont mis au service de la propagande et diffusent la pensée officielle. Le cinéaste Eisenstein sert le régime en glorifiant la révolution avec son film Octobre et en exaltant l’ouvrier et les kolkhoziens (La Ligne générale).

L’essentiel
Culte du chef, émulation et art permettent de contrôler la société et de la rendre favorable au régime.

B) Terreur et mensonge

a. Une société surveillée

La police politique (Guépéou ou NKVD) a pour mission d’arrêter tous ceux suspects d’antisoviétisme. La délation est encouragée.

b. Les purges

La dictature du « petit père des peuples » ne supporte aucune opposition. Staline engage les procès de Moscou en 1936 et 1938. Ces procès impliquent des responsables politiques importants, souvent anciens compagnons de Lénine, accusés de haute trahison.

Les citoyens ordinaires sont, eux aussi, victimes d’arrestations arbitraires. Des interrogatoires interminables et la pratique de la torture permettent aux accusateurs d’obtenir les aveux voulus. Les opposants sont exécutés ou déportés au goulag où ils deviennent une main-d’œuvre servile.

Cette épuration vise à rejeter sur les accusés la responsabilité des échecs de la politique engagée par Staline et à le présenter comme le seul défenseur du socialisme. Ceux qui sont épargnés des purges se taisent craignant d’être arrêtés.

c. L’Histoire revisitée

On réécrit l’histoire. On ne se contente pas de faire disparaître physiquement les opposants, on les gomme de l’Histoire. Trotski, l’un des premiers compagnons de Lénine, fondateur de l’Armée rouge, dauphin désigné par Lénine, est écarté du pouvoir par Staline. En 1929, il est expulsé d’URSS avant d’être assassiné au Mexique où il s’était réfugié. On gomme son image et son nom des photographies, des manuels scolaires...

L’essentiel
La terreur instaurée vise à rejeter sur les accusés d’activités contre-révolutionnaires la responsabilité des échecs de la politique engagée par Staline et à le présenter comme le seul défenseur du socialisme. Ceux qui sont épargnés des purges se taisent craignant d’être arrêtés.

 

 

Chap 3 : La France face à la crise des années 1930

I) La France dans la crise mondiale

A) La crise économique

La crise économique que connaît la France à partir de 1930-1931 s’inscrit dans le cadre d’une crise mondiale qui a d’abord éclaté aux Etats-Unis en 1929. En France, elle se manifeste par le ralentissement de la production industrielle et la baisse des prix agricoles. Le chômage augmente : il représente 7,5 % de la population active.

B) La montée de l’extrême droite

L’antiparlementarisme se développe : à l’impuissance des gouvernements qui se succèdent s’ajoutent des scandales politico-financiers (l’affaire Stavisky). Ce contexte favorise le développement des ligues d’extrême droite, telles l’Action française ou les Croix-de-Feu.

Le 6 février 1934, les ligues organisent une manifestation, à proximité de la Chambre des députés, qui tourne à l’émeute. Une partie des manifestants tente de prendre d’assaut le Palais-Bourbon. On relève une quinzaine de morts et plus de 1 400 blessés. L’émotion dans le pays est considérable.

C) Le rassemblement de la gauche

La gauche dénonce cette tentative de coup d’Etat et les trois principaux partis de gauche décident de s’unir face à ce danger. La SFIO de Léon Blum, le parti communiste de Maurice Thorez et les radicaux menés par Edouard Daladier, forment le Front populaire. Ils élaborent un programme commun en vue des élections législatives de mai 1936, dont le slogan est « pour le pain, la paix et la liberté ».

L’essentiel

La crise entraîne des conditions de vie plus difficiles, ce qui favorise la montée de l’extrême droite. Le 6 février 1934, une manifestation des ligues met en danger la République et provoque l’union des partis de gauche (communistes, socialistes, radicaux) en un Front populaire.

 

II) Le Front populaire

A) La victoire électorale de mai 1936 : P.C.F. + SFIO + radicaux .

Le Front populaire obtient environ 60 % des sièges à l’Assemblée. Léon Blum devient président du Conseil. Le parti communiste décide de soutenir le gouvernement, mais sans y participer. Pour la première fois, trois femmes sont membres du gouvernement, alors qu’elles n’ont pas encore le droit de vote. Des grèves spontanées de soutien au gouvernement éclatent dans tout le pays.(grèves joyeuses)

B) Les réalisations du Front populaire

Léon Blum organise immédiatement une négociation entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, qui débouche le 7 juin 1936 sur les accords de Matignon.

Ils prévoient une forte hausse des salaires (7 à 15 %), la généralisation des conventions collectives dans les entreprises et une amélioration du droit syndical.

Deux lois complètent ces accords : la création des congés payés pour tous les salariés (12 jours) ; l’abaissement du temps de travail hebdomadaire de 48 à 40 heures sans baisse de salaire. Pour la première fois, des milliers de Français partent en vacances…

Par ailleurs, la nationalisation des chemins de fer donne naissance à la SNCF.

C) La fin du Front populaire

La situation économique ne s’améliore guère car les patrons refusent d’investir et placent leurs capitaux à l’étranger. Le retour de l’inflation annule les effets des hausses de salaires.

Sur le plan politique, la guerre d’Espagne divise le gouvernement. Les communistes souhaitent un soutien de la France aux républicains espagnols tandis que les radicaux s’y opposent. Léon Blum se résigne à la non-intervention.

Par ailleurs, la menace nazie se précise. Léon Blum amorce la reprise des dépenses militaires axées sur une stratégie offensive, mais sans le soutien de l’armée.

Il démissionne le 7 juin 1937. Le Front populaire se disloque complètement en 1938 : les radicaux s’allient alors à la droite et Edouard Daladier devient président du Conseil.

L’essentiel
Le Front populaire fut de courte durée, mais ses réformes sociales ont durablement marqué la France.

 

Repère
1936 : lois sociales du Front populaire.

 

 

Chap 3 : Pour plus d’éléments Sur le Front populaire

I) La crise économique en France

A) La France à la veille de la crise

a. Des années de relative prospérité

Durant les années 1920, le pays connaît une période de prospérité. Cependant, l’inflation réduit le pouvoir d’achat des salariés et des rentiers.

b. Un déficit démographique hérité de la guerre

De plus, une grave crise démographique frappe la France : la mort d’un million et demi de jeunes hommes entre 1914 et 1918 et le pessimisme né de la Première Guerre mondiale provoquent une chute de la natalité. Des classes creuses se forment.

L’essentiel
La France connaît une période de prospérité économique jusqu’en 1931. Cependant, la Première Guerre mondiale a laissé des traces : pertes humaines et désillusions marquent la population française.

B) La crise économique

a. La crise touche la France en 1931

La France bascule tardivement dans la crise mondiale, en 1931. Le chômage y est moins fort qu’ailleurs. Cela s’explique par la plus forte proportion d’agriculteurs et de fonctionnaires. Cependant, les effets de la crise durent plus longtemps que dans les autres pays industriels.
Le fond de la crise est atteint au printemps 1935.

b. Une crise qui touche tous les secteurs

L’agriculture (secteur qui domine l’économie) est la première touchée : les prix baissent de moitié sur le blé et le vin. Les petits agriculteurs sont vite au bord de la faillite.

Sont ensuite concernés l’industrie et le commerce. La production industrielle chute de 30 %. Les entreprises diminuent leurs productions et licencient leurs employés. Les exportations de la France vont baisser car la dévaluation de la livre sterling en 1931, puis celle du dollar en 1933, font du franc une monnaie forte sur le marché mondial par rapport à la valeur des autres monnaies. Les produits français sont ainsi difficilement vendables car leur prix est trop élevé. Afin d’écouler le surplus de marchandises, la France intensifie ses échanges avec ses colonies.

L’essentiel
Plus tardivement touchée par la crise économique que les autres pays, la France voit son agriculture et son industrie frappées en 1931.

C) Les effets de la crise

a. Baisse du pouvoir d’achat et hausse du chômage

Les revenus des Français baissent en moyenne de 30 % entre 1930 et 1935.

Les groupes sociaux les plus touchés sont les classes moyennes, agriculteurs, petits commerçants et industriels. Cependant, certaines catégories voient leur pouvoir d’achat se maintenir, ou même s’améliorer (retraités, professions libérales).

Le chômage frappe surtout les ouvriers non qualifiés et les étrangers. Des familles entières tombent dans la misère. On voit dans les villes se développer les soupes populaires. Le mécontentement social grandit.

b. Les gouvernements face à la crise

Les gouvernements se révèlent incapables de résoudre la crise. Des mesures de déflation (baisse de 10 % des dépenses de l’Etat et des salaires des fonctionnaires) sont adoptées sans succès.

Cette impuissance du pouvoir est favorisée par l’instabilité politique : 19 gouvernements se succèdent de 1929 à 1936.

L’essentiel
La crise frappe de nombreux groupes sociaux. Chômage et faillite entraînent la pauvreté. Des mesures de déflation sont prises par le pouvoir pour atténuer les effets de la crise, mais sans aucun effet positif.

 

II) La crise parlementaire en France dans les années 1930 ; Le Front populaire.

A) Un climat politique trouble

Les hommes politiques semblent incapables de faire face à la crise économique que subit la France depuis 1931. Les gouvernements se succèdent à un rythme effréné, leur durée de vie n’excède pas 4 mois. Cette situation favorise la montée d’un courant antiparlementariste au sein de la population.

Un courant que vient alimenter le scandale de l’affaire Stavisky. Stavisky, Juif russe, fraîchement naturalisé français, est accusé d’escroqueries. Il est retrouvé mort : suicide selon la police, assassinat selon d’autres. Or, ce personnage est lié à de nombreux hommes politiques au pouvoir.

Face à cette situation, les Français tournent le dos aux hommes politiques traditionnels au profit des ligues  : l’Action française (royaliste), les Croix-de-Feu, Solidarité française connaissent un succès grandissant en dénonçant la « corruption » des politiques. Leurs positions rejoignent parfois celles des anciens combattants, qui ne supportent pas que l’Allemagne ne paie pas les réparations et que, avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir, elle bafoue le traité de Versailles.

L’essentiel
La crise économique et les scandales politiques créent un climat de tension récupéré par les ligues.

B) Les ligues menacent la République

Le 6 février 1934, les ligues manifestent devant l’Assemblée nationale le jour où le gouvernement doit se présenter. De violents affrontements ont lieu lorsque la police interdit aux manifestants l’accès au Palais-Bourbon. Il y a 15 morts et 1 500 blessés.

 

La pression de la rue pousse le gouvernement Daladier à démissionner. Mais les ligues n’ont pas réussi à renverser la République.

L’essentiel
Le 6 février 1934, les ligues tentent de renverser la République. Elles échouent mais les Français prennent conscience du danger que représente l’extrême droite.

C) La réaction des républicains

La journée du 6 février est vécue comme une « menace fasciste » pour les républicains.

Le 12 février, communistes et socialistes organisent une contre-manifestation : ils fraternisent et appellent à l’unité. Un comité de vigilance des intellectuels antifascistes est créé. Alors que les partis de gauche sont divisés depuis 1920, ils décident de s’allier pour faire face au danger et pour gagner les élections législatives de mai 1936. Maurice Thorez (PC), Léon Blum (socialiste) et Edouard Daladier (radical) signent en janvier 1936 l’acte de naissance du Front populaire. Ils élaborent un programme commun dont le slogan est : « Pour le pain, la paix, la liberté. »

L’essentiel
Face au danger des ligues, la gauche s’unit pour défendre la République et fonde le Front populaire.

Propagande des 2 camps :

 

III) La France du Front populaire

A) La formation du Front populaire

La SFIO, le parti radical et le parti communiste s’unissent pour défendre la République menacée par les violences des ligues d’extrême droite et la crise économique. Ainsi, naît le Front populaire.

Aux élections législatives de mai 1936, les partis du Front populaire remportent la victoire. Léon Blum, leader de la SFIO devient le président du Conseil. Pour la première fois, un socialiste dirige la France.

Le parti communiste refuse cependant de participer à son gouvernement.

L’essentiel
Face à la crise politique et économique que subit la France, la gauche s’unit pour former le Front populaire. Ce dernier remporte les élections législatives de mai 1936.

B) Le temps des réformes

a. Les grèves « joyeuses »

L’arrivée du Front populaire au pouvoir provoque une vague de grèves sans précèdent dans toute la France. Comment expliquer cette réaction de la part des milieux populaires, favorables aux idées de gauche ?

Ces grèves sont en fait la manifestation qu’adoptent les salariés pour montrer leur soutien au nouveau gouvernement et faire accepter les réformes au patronat.

Sur le terrain, les ouvriers occupent leurs usines (« grèves sur le tas »). Rapidement, ces grèves dites « joyeuses » se transforment en une grande fête populaire.

b. Les accords de Matignon

Léon Blum répond à cette attente en organisant des négociations entre syndicats et patrons.

Le 7 juin 1936, sont signés les accords de Matignon. Ils prévoient une hausse des salaires de 7 à 15 % ; la reconnaissance des droits syndicaux dans les entreprises et la signature de conventions collectives.

A ces accords, s’ajoute une loi sociale qui limite la durée du temps de travail à 40 heures par semaine (au lieu de 48), sans baisse de salaire et instaure deux semaines de congés payés chaque année. Ainsi, beaucoup d’ouvriers partent pour la première fois de leur vie en vacances durant l’été 1936.
Léon Blum engage également la nationalisation des industries d’armement et des chemins de fer (création de la SNCF).

L’essentiel
L’arrivée au pouvoir du Front populaire déchaîne les passions. La France est paralysée par les grèves. Le gouvernement fait voter des réformes sociales.

C) L’échec

Ces réformes provoquent de vives réactions de la part de l’extrême droite. Léon Blum est l’objet d’injures antisémites. L’un des ministres, Roger Salengro, se suicide à l’issue de la campagne de diffamation organisée contre lui.

a. Les difficultés économiques perdurent

A ce climat de violence, s’ajoute la déception d’une partie des Français qui ne voient pas le chômage diminuer. La hausse des salaires est annulée par l’augmentation des prix.

Les milieux financiers, qui s’opposent à la politique menée par le gouvernement, investissent à l’étranger leurs capitaux, lesquels font vite défaut à l’économie française. Devant ces difficultés économiques, les radicaux rompent avec le Front populaire.

b. La guerre d’Espagne

C’est la guerre d’Espagne commencée en juillet 1936 qui va diviser le gouvernement et remettre en question l’union du Front populaire. En effet, Léon Blum refuse que la France intervienne aux côtés des républicains espagnols opposés au général Franco qui est lui, soutenu par Hitler et Mussolini. Le parti communiste quitte alors le Front populaire.

En juin 1937, Léon Blum démissionne.

Voir tableau de Picasso : Guernica

L’essentiel
Le Front populaire ne réussit pas à résoudre les difficultés de la France. Léon Blum doit démissionner.

 

Chap 4 : L’Allemagne dans la crise des années 1930. La montée du nazisme.

I) L’Allemagne de 1918 à 1933 : la montée du nazisme</